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Labayle Denis

Labayle Denis
Présentation

Denis Labayle a écrit son premier roman à 15 ans. L’histoire d’un vieil homme qui, avant de mourir, part à la recherche de ses fils…

Depuis il n’a cessé d’écrire. 

Le théâtre

Il est l’auteur de quatre pièces de théâtre : Non récupérable (une tragédie), La guerre des rats n’aura pas lieu (une comédie), Aux armes citoyennes (une comédie), Mon ami Frantz (une tragi-comédie). « Non récupérable » a été présentée en Avignon en 1975 

Les nouvelles

 

Dans son livre "Le médecin qui voulait être magicien", il rassemble quinze nouvelles qui donnent un aperçu original de la relation soignant-soigné. Il s’explique dans l’introduction : « J’ai écrit ce livre comme on regarde dans un Kaléidoscope. Chaque chapitre rapporte un récit, une aventure dans laquelle le médecin n’est qu’un acteur entre les mains du plus grand metteur en scène : la maladie. Elle seule écrit les scénarios, impose le temps et les lieux, sélectionne ses personnages, et se choisit un public. Elle engendre des situations cocasses ou diaboliques. Quand on a accepté de jouer un rôle sur cette scène, on découvre que la médecine ne se vit plus comme un métier. C’est une peau. 

Les romans

Grâce à la confiance que lui accordent Betty Mialet et Bernard Barrault, Denis Labayle a publié aux éditions Julliard quatre romans au cours de ces cinq dernières années. Il collabore ensuite avec Jacques Binsztok et publie son dernier roman "Rouge Majeur" aux éditions Panama.
Son premier roman, Cruelles retrouvailles, le fait remarquer. Il obtient le prix du roman du Doubs en 2002, et le prix Littré en 2003. Il arrive second au Prix des lecteurs, organisé par le journal Le Télégramme de Brest, si près du vainqueur que le jury lui accorde une mention spéciale. Il fait partie des six romans sélectionnés pour le prix Synopsis. Le roman est bien reçu par la presse, avec une analyse élogieuse de Josyane Savigneau dans Le Monde des Livres. Il fait partie de la sélection des premiers romans du Figaro Littéraire, du « coup de cœur » de Françoise Huart dans le journal Côté femme. Son deuxième roman, Parfum d’ébène, publié aux éditions Julliard en 2004, reçoit à Paris le prix du Lions Club International en 2005. Kofi Yamgnane, ancien ministre de la République, en fait une critique très élogieuse, estimant que ce roman reflète fidèlement l’ambiance africaine et évoque parfaitement les problèmes actuels de l’Afrique.
Tante Gina, son troisième roman, paru en 2006, a été l’un des trois romans sélectionnés pour le prix Exbrayat. Josyane Savigneau dans Le Monde des Livres en fait une analyse très positive.
Ton silence est un baiser, son quatrième roman est paru en 2007. Il est sélectionné pour le Grand Prix du Télégramme et pour le Prix du Roman d’amour 2008.
Rouge Majeur, son dernier roman, évoque les derniers jours de Nicolas de Staël et les affres de la création. Il a reçu le PRX DES LECTEURS DE BRIVE 2009 

Un médecin et un citoyen engagé

Ses idées

Influencé dans sa jeunesse par la pensée de Gandhi et l’emploi de la non violence comme moyen d’opposition, Denis Labayle vit mal les heurts de Mai 68. Néanmoins, il puise dans ce bouillonnement d’idées des valeurs essentielles de justice et d’égalité auxquelles il restera définitivement attaché. Passionné par l’analyse du pouvoir, il fréquente un temps le groupe de réflexion de Gérard Mendel, fondateur de la socioanalyse.

Dans Vivement le doute, paru en 1986, il précise sa propre analyse du pouvoir et montre que les principales idéologies ou religions ont perdu leur âme dès lors qu’elles ont adopté comme organisation interne, la structure pyramidale. Il plaide pour l’égalité des sexes, le plaisir du pouvoir collectif, le non cumul des responsabilités et la rotation des tâches...
Dans le dernier chapitre de son essai, La France de l’audace, paru en 1999, il propose, en toute modestie, de remplacer la devise de la République – Liberté, égalité, fraternité -, trop décalée par rapport à la réalité, trop souvent trahie, par une autre, moins ambitieuse, mais plus réaliste : Liberté, Dignité et solidarité.
Quelques années plus tard, il découvre avec une certaine satisfaction que ces trois mots –liberté, dignité et solidarité- ont été choisis comme têtes de chapitre, dans la première partie de la constitution européenne. Défunte constitution, certes ! mais première partie peu contestée. Sympathique coïncidence ? 

Ses Engagements

La défense des fatmas 

C’est en 1970, lors de son service militaire comme médecin coopérant en Tunisie, qu’il rédige et distribue son premier tract destiné à dénoncer l’attitude colonialiste de nombreux coopérants. Ce texte stigmatise la situation réservée aux Fatmas, les femmes de ménage embauchées par les coopérants, le plus souvent sous-payées et corvéables à merci. Il réclame pour elles un salaire décent, un temps de travail limité et le paiement des heures supplémentaires. Son tract intitulé "la justice quoiqu’il en coûte", est repris et diffusé dans… le journal de l’archevêché de Tunis. 

Le MLAC

En 1972, membre du Groupe Information Santé (GIS), il participe à la défense des familles dont les enfants ont été victimes du talc Morange. Il milite également au sein du Mouvement pour la Libération de l’Avortement et de la Contraception (MLAC) dont l’action permettra d’aboutir à la loi de 1975. 

Un passage au PS 

De 1972 à 1979, inscrit au Parti Socialiste, il fait adopter par sa section une organisation originale basée sur le non cumul des mandats et la rotation des tâches tous les deux ans. Cette pratique fera de sa section l’une des plus dynamiques du département mais, malheureusement, ne fera pas école au sein du parti socialiste. En 1975, alors secrétaire de section, il passe en conseil de discipline pour avoir supervisé la rédaction et la diffusion d’un tract critiquant la timidité du Parti Socialiste Portugais après la révolution des œillets. Il est néanmoins maintenu dans ses fonctions. 

Après l’échec de l’Union de la gauche aux élections de 78, lié essentiellement aux rivalités de pouvoir entre les chefs, il rédige avec quelques amis un article paru dans Le Monde, le 6 février 1978, intitulé : la relance de l’union de la gauche à la base. Tout un programme !
En 1980, il quitte un Parti Socialiste qu’il juge trop préoccupé par ses conflits internes, trop discriminant entre ceux qui collent les affiches et ceux qui font carrière. 

La crise de l’hôpital et la réforme Hospitalière

De 1982 à 1987, il est l’un des principaux acteurs d’une réforme hospitalière qui se propose de remplacer les services traditionnels par des entités plus larges à direction collégiale : les départements. L’expérience réalisée à l’hôpital d’Evry dans l’Essonne (91) sera la seule du genre. Elle suscite la méfiance des politiques, l’intérêt des médias : plusieurs reportages dans la presse lui sont consacrés, l’initiateur est interviewé au journal de treize heures sur Tf1 par Yves Mourousi.
Mais, en 1986, le changement de gouvernement met fin à l’expérience et rétablit les chefferies de service. Néanmoins cette expérience préfigure vingt ans plus tôt la réforme hospitalière de 2005 et la création des ‘pôles hospitaliers’, une organisation comparable, quoique nettement moins démocratique. 

En 2002, il développe son analyse sur la crise hospitalière dans un livre intitulé Tempête sur l’hôpital, paru aux éditions du Seuil. Elle ne laisse pas indifférent le grand public et les professionnels concernés (lire l’article curieusement très positif dans DH, le journal des directeurs d’hôpitaux). L’auteur accompagne ses critiques de propositions précises de réformes comme la création de passerelles entre hôpitaux universitaires et non-universitaires, entre les différentes professions d’infirmière et de médecin.
Depuis, plusieurs expériences modifiant la répartition des tâches entre médecins et infirmières ont vu le jour, laissant préfigurer dans l’avenir un décloisonnement de ces professions. 

La défense des personnes âgées

En 1995, dans son livre paru aux éditions du Seuil, La vie devant nous, résultat d’une enquête de trois ans, Denis Labayle dénonce les conditions de vie réservées aux personnes du grand âge, l’exploitation financière des seniors aussi bien dans les structures privées que publiques, ce qu’il appelle « l’or gris ». Son livre suscite une forte polémique au sein du milieu, et une importante réaction médiatique. Il amène les pouvoirs sanitaires à prendre un certains nombre de mesures, à fermer les établissements les plus scandaleux, à transformer les autres. Des mesures toutefois insuffisantes qui expliqueront l’hécatombe dramatique des personnes âgées pendant la canicule de 2003 (article paru dans Le Monde en août 2003.) Il a également stigmatisé l’absence de politique prévisionnelle pour les personnes âgées en situation de précarité (article paru dans Libération en 2000 : Vieillesse et précarité : une bombe à retardement. Les démunis sont nombreux et le silence du monde politique assourdissant). 

Son avis sur le 11 septembre 2001 

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, il publie dans le journal Le Monde un article intitulé : Microbes du bien… microbes du mal. Dans cet article, il rappelle que, certes, il existe une menace potentielle d’un terrorisme bactériologiques, mais le monde civilisé a également ses responsabilités en laissant des bactéries bien connues tuer des populations entières par pure cynisme mercantile. 

En faveur des initiatives qui changent la société.

En 1999, il publie les résultats d’une enquête de deux ans portant sur les initiatives qui changent la société. Dans ce livre La France de l’audace, paru aux éditions du Seuil il montre que les associations citoyennes découvrent souvent - preuves à l’appui - des solutions aux problèmes que le monde politique s’avère incapable de résoudre. Un plaidoyer en faveur de la recherche à la base, de la recherche sur le terrain. Ce livre optimiste, présenté à l’émission Bouillon de culture de Bernard Pivot, n’aura aucun succès... 

Critique de l’univers carcéral

Travaillant dans un hôpital chargé de prendre en charge la santé des détenus de la plus grande prison d’Europe, il dénonce, avant l’heure, les conditions de vie des prisonniers, dans un article publié dans le journal Le Monde, le 26 juillet 1996  intitulé Puissants ou misérables en prison. Il incite les notables qui, pour une raison ou une autre, ont séjourné en prison à révéler la réalité du monde carcéral.
Deux ans plus tard, des hommes politiques de toute tendance ayant connu la prison signeront un appel commun pour dénoncer les conditions inhumaines de nos prisons. 

Le problème de la fin de la vie : soumission ou liberté ?

En août et septembre 1998, lorsque éclate l’affaire Christine Malèvre, une jeune infirmière accusée d’euthanasie, Denis Labayle publie dans Le Monde et dans Libération un article intitulé Plaidoyer pour une infirmière, dans lequel il dénonce l’hypocrisie de la société face au problème de la fin de vie. Sollicité par l’avocat de l’accusée, il prend connaissance de l’ensemble du dossier. Il vient témoigner lors du jugement et en appel, pour révéler la vérité sur l’attitude du monde médical et infirmier face à la fin de vie. Une situation clandestine, le plus souvent en parfait désaccord avec une loi obsolète. Son témoignage n’aura aucun effet : la jeune femme sera condamnée à dix ans de réclusion. Une parfaite injustice pour lui qui connaît la réalité du dossier. Il publie en 2005, dans une revue scientifique, une enquête réalisée auprès de médecins travaillant dans plus de cinquante services hospitaliers français. Cette étude confirme le décalage entre les pratiques réelles et la loi. Invité à deux reprises par la chaîne de télévision Arte, ses prises de position lui valent de nombreux témoignages de sympathie et aussi des menaces de mort... 

En mars 2007, en collaboration avec la revue Pratique (les cahiers de la médecine utopique), il lance le manifeste des 2000 dans lequel des médecins et des infirmières affirment avoir aidé à mourir des malades en phase terminale, et réclament l’arrêt des poursuites judiciaires contre deux soignantes accusées d’euthanasie. La parution simultanée de ce manifeste dans Le Nouvel Observateur et dans Le Midi Libre suscite un débat national et oblige les candidats à l’élection présidentielle à se positionner. Quant au procès, l’une des accusées est acquittée, l’autre condamnée à une peine symbolique. Cette fois-ci, l’initiateur du manifeste ne reçoit aucune menace mais des centaines de lettres de soutien.

Il publie en 2009 un livre coup de gueule contre l’hypocrisie qui entoure ce sujet : "Pitié pour les Hommes" aux éditions Stock. Il reçoit pour ce livre le soutien de cinquante personnalités du monde artistique, scientifique, politique et littéraire (voir la rubrique du livre). Ce manifeste ne sera repris par aucun journal, malgré une conférence de presse à l’Assemblée Nationale en présence de l’auteur et de députés représentant l’UMP, le PS et les Verts. Pas un seul journaliste des grands quotidiens et des hebdomadaires n’est venu malgré l’invitation des élus du peuple, et ce, quelque soit l’orientation politique du journal ! Courage, fuyons !!! Sans autre commentaire 

Une opposition au dossier médical informatisé.

En septembre 2004, dans un article paru dans Le Monde et intitulé Le dossier médical informatisé, une nouvelle pièce d’identité ?, il alerte la population sur les risques encourus par le projet d’informatisation du dossier médical dans des circonstances non prévues par la loi. 

Ses coups de gueule dans la revue Pratique. 

Depuis quinze ans, il rédige régulièrement des articles pour la revue Pratique (Les cahiers de la médecine utopique), et en particulier la rubrique Coup de gueule. Il y dénonce, avant l’heure, l’inhumaine situation sanitaire réservée aux femmes Afghanes sous le régime des talibans, ou la voracité des firmes pharmaceutiques et la dérive du coût des médicaments, rendant de plus en plus illusoire le traitement des malades dans les pays économiquement démunis, etc… Les sujets ne manquent pas ! 

Pour une santé publique internationale

Depuis plus de dix ans, Denis Labayle collabore avec le CHU d’Antananarivo, le plus grand hôpital de l’Océan Indien qui ne dispose ni de bloc opératoire correct ni d’installation radiologique. C’est cet hôpital qu’il décrit dans son roman Parfum d’ébène.
Son objectif ne s’apparente pas à la médecine humanitaire mais s’intègre dans un problème plus vaste de santé publique internationale. En favorisant la formation des médecins malgaches, en leur fournissant des équipements, il entend aider ces médecins à rester sur place, et à ne pas migrer vers les pays occidentaux. Une façon de lutter contre l’immigration choisie, cette nouvelle forme de colonisation des cerveaux. Son objectif : étendre cette action de coopération interhospitalière à plusieurs pays africains. 



Conférences
03-04-2014 - Le médecin, la maladie, les autres et nous -Consulter

 
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