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JOURNEE D'ETUDES DE PLEYBEN A RUMENGOL

Ces sorties de Juin 2011, sous la conduite de l'historien-conférencier Serge Duigou, ont permis de découvrir un patrimoine architectural exceptionnel et pourtant relativement peu connu.

La première halte de cette journée a eu lieu à Pleyben, seule paroisse de Cornouaille à posséder un enclos paroissial, espace fermé autour de l’église et composé d’un arc gothique, d’un calvaire et d’un ossuaire. Les travaux ont débuté vers 1550 et ont duré  2 siècles, entre la fin du Gothique et le début de la Renaissance. Calvaire et porche étaient, à l’origine, peints.

Le clocher Renaissance de l’église Saint-Germain servit de modèle à celui de Saint-Thégonnec.

 

A l’intérieur de l’église on remarque la nef lambrissée et les sablières représentant des scènes profanes (labours, licornes…) et religieuses dont la Sainte Face, le mythe grec de Ptolémée, les anges musiciens annonciateurs ; le vitrail central, qui date du XVIè ; le retable du Rosaire réalisé par des artisans locaux ;  et une bannière contemporaine consacrée à Lannelec et brodée par les Ateliers Le Minor.

 

L’ossuaire, qui date de 1550, est l’un des plus anciens de Bretagne.

Le calvaire, construit lui aussi à la même période, présente des scènes de la vie du Christ.

 

L’écluse de Guili Glaz  a été construite en 1811sur le canal de Nantes à Brest dans l’objectif de relier les arsenaux de Brest et de Lorient. Concurrencé par le train à partir de 1860, le canal n’a jamais atteint une rentabilité économique importante.

Sur l’écluse ont été ajoutés récemment un détecteur de crues et un passage pour les poissons.

 

A Saint-Ségal, la chapelle Saint-Sébastien, de style Renaissance, fut érigée au XVIe, Saint-Ségal ayant été épargné lors de la grande épidémie de peste.

Sur le calvaire figurent saint Sébastien entre deux archers et les armes de la famille de Kergoet.

Sur le porche sud on peut lire l’inscription « Saint Sébastien prie pour nous 1695 ».

Les retables polychromes sont les joyaux de la chapelle, notamment celui du XVIIè, dédié à Notre-Dame de Lorette, sur lequel on découvre un moine présentant un texte en écriture glagolitique.

La poutre de gloire, du XVIIè,  présente la Vierge et Saint Jean.

 

Sur la commune de Hanvec une petite marche nous conduit à Lanvoy au bord de l’Aulne d’où l’on peut apercevoir Landévennec et l’île Tibidy.

Eugène Boudin, peintre pré-impressionniste, découvre la Bretagne grâce à son mariage avec Marie-Jeanne Guédès originaire de Hanvec et séjournera régulièrement à Lanvoy.

Philippe Le Guillou rappelle son enfance chez ses grands parents maternels dans plusieurs de ses romans dont Les Marées du Faou et L'intimité de la rivière.

 

Siège d’une ancienne trève de Hanvec, la chapelle de Lanvoy, dont la construction a commencé au XIe  tombe en ruines après la révolution.

Dans l'enclos se trouvent des pierres tombales dont certaines ont appartenu  à la famille de Quélen de Kerliver ; ainsi qu’un calvaire présentant un Christ en croix et une Vierge à l’enfant.

 

Le manoir de Kerliver (XIVe et XVIe siècles)

 

Cet ancien manoir a été construit en pierre de Logonna et en Kersanton entre 1650 et 1750.

Le domaine est passé successivement de la famille de Kerliver, à celle des Carné, puis à celle de Quélen ; est devenu Bien National à la Révolution avant d’être racheté par la famille de Quélen qui le revend aux frères Des Hayes de Montigny. Ces 2 frères le lègueront à la commune de Hanvec à charge d’y créer une école gratuite d’enseignement ménager et horticole et sous condition d’y enseigner le français et les règles de base d’hygiène.

La chapelle du domaine est dédiée à sainte Agathe.

 

 

Rumengol

Le pardon de Rumengol, un des 3 hauts lieux de pèlerinage du Finistère avec Le Folgoët et Sainte Anne La Palud, se célèbre les 18 et 19 juin, jour de la Sainte Trinité.

L’église Notre-Dame de Rumengol, dédiée à la Vierge, a été établie sur un sanctuaire païen. Sa construction date essentiellement du XVe ; elle a été remaniée durant « le beau XVIe siècle » et agrandie au XVIIe et XVIIIe.

Si l’architecture est gothique, le décor, lui, est de style Renaissance.

Le calvaire du XVe est un des plus anciens de Bretagne ; est orné par une Vierge à l’Enfant et l’apôtre Saint Jean qui tire son originalité de sa chevelure en « frisettes ».

Au-dessus du porche sud, du baptême, les Rois Mages représentent les trois âges de la vie. Sous le porche, l’Annonciation est due à des artistes parisiens venus travailler à Brest pour la marine.

A l’intérieur de l’église la luxuriance des retables baroques –fin du XVIIe/ début du XVIIIe-  est une réponse à la Réforme protestante. Le retable nord a pour thème central l’Eucharistie. Le retable sud représente le baptême du Christ. De chaque côté du tableau central, l’Assomption, dû à un peintre morbihannais, on peut voir le Christ, Saint Jean Baptiste, puis Saint Sébastien  et Saint Charles Borromée. Le bas relief rend hommage aux vertus théologales.

L’orgue est une œuvre du facteur Dallam au XVIIe.

La statue du XVe de Notre Dame de Rumengol, Itron Varia Rumod oll, Notre Dame de tout remède, est vénérée par les pèlerins. Elle est revêtue d’un riche costume. Elle fut couronnée en 1858, faveur accordée par le pape Pie IX.

C’est à Jean Paul Le Scoul, avoué à Morlaix, que l’on doit d’avoir œuvré à ce Couronnement, contribuant ainsi au développement du sanctuaire après avoir ramené les reliques de Saint Sylvain d’Anjou.

 

C’est sur l’oratoire en face de l’église que se célèbre la messe du pardon. La chapelle a été construite en 1880.

 

La fontaine, Leurenn ar Feunteun, qui date de 1792 est traditionnellement considérée comme miraculeuse. Elle abrite deux statuettes de saint Fiacre et de saint Guénolé.

 

Le nouveau Pont de Térénez

Enfin, pour clôturer la journée, certains ont pu admirer le nouveau Pont de Térénez.

 
Siège : Maison des Associations, 53 Impasse de l’ODET, 29000 QUIMPER
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